Petite visite…

Je laisse l’espace d’expression du blog aujourd’hui à Géraud que je remercie beaucoup pour ce formidable compte rendu!

VISITE DU CLOS TROTTELIGOTTE le 28/06/2011

Un groupe de 12 résidents  accompagnés par Géraud et Cindy sont allés découvrir  le vignoble de Cahors.

Reçu chaleureusement et accompagné sur toute la visite (et au delà) par le sympathique  propriétaire récoltant du domaine du Clos Troteligotte, j’ai nommé Emmanuel Rybinski, nous avons découvert par les prismes  d’un  métier, d’un territoire et d’une légende  grandiose une vraie philosophie de vie.

Photo de Géraud

Manu nous a amené, dès notre arrivée, au cœur du vignoble. C’est après un périple serpentant  en  chemin de broussaille avec  pour toile de fond, la moissonneuse aux blés, que nous avons découvert, étalé de son long tel un dragon sur son  flan, les lignes  sinueuses  de ceps dressés vers le ciel.

Moment  de silence d’abord, puis dans une tirade lyrique, le maitre des lieux à su nous compter, du destin fabuleux de ce vignoble ancestral, à l’alchimie savante de ses mains burinés, le travail amoureux de sa terre ferreuse. Une histoire d’humain, de relation charnelle avec le  végétal, de comment ce terroir, aux touches rouges et noires, mêlés à la richesse de l’humus domanial, donnera   de ce sang encore vert venu de  grappes pubère, tout le gout de son miel.

La composition du sol, des sols même, de cette seule  parcelle, le  Clos, sait, de ses entrailles décomposées, donner à cette variété que dis-je, à cette race noble de vigne, toute sa force, son savoir, sa volonté de vivre.

Photo de Géraud

Le  Malbec, l’Auxerrois, le Cot, toutes ses appellations pour un même trésor, car pour  contenir ce foisonnement de vie et d’arômes, un seul nom ne serait faire le tour de l’affaire.  Des feuillages cornus aux girons du raisin, du sarment torturé, a la rondeur des chais, Manu, vigneron mais bien plus encore, nous invites aux délices. ]

Des vignes nous sommes allés aux chais. Bâtiment alliant les savoirs-faire nouveaux et anciens, mêlant les futs d’inox modernes, au mur troglodyte conservant la fraicheur. Manu nous explique comment à la main, il remonte le vin du fond de la barrique, comment délicatement, il casse la croute de mousse posé sur les hectolitres,  et ce de manière harmonieuse comme seule la main c’est le faire.

Après nous avoir expliqué le projet de « gite du vin » comme le dis un mot anglais que je n’ai pas retenu, nous sommes rentré chez lui pour déguster ses trésors. Une bonne soirée, des brochettes, une modération dans la dégustation, une infinité de  mots dithyrambiques pour définir les couleurs et les gouts.   Des conducteurs sobres, et des souvenirs plaisants, cette sortie, de mémoire de résidents, est une invitation à d’autres…

 
 

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